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Il comble ainsi un vide et satisfait les attentes des jeunes qui ont commencé par aller chercher plus loin (bien sûr pourquoi pas, puisque la musique est universelle) ce qu'ils ne trouvent pas tout près d'eux.On ne peut pas passer devant un café ou un salon de thé sans entendre la voix de Bélaïd fredonner et animer l'ambiance. Bélaïd Branis fait dans le mouvement dynamique du corps et !e jeu du prolongement du vocal comme pour dire que les mots ne se terminent pas. Sur ce plan, il rejoint à quelque chose près le majestueux Samir El Djazaïri qui était passé pour être le maître des jeux de la voix.Le vent auquel le groupe des années 70 a souhaité la bienvenue, continue de balayer l'esprit furtif de Branis des années 2000.Ainsi donc, la chanson kabyle, grâce à Bélaïd et bien d'autres jeunes talents à l'exemple de Djamel Bani, saura-t-elle sortir du marasme dans lequel elle se trouve coincée actuellement ? C'est à souhaiter.ABDENOUR ABDESSELAM
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Bélaïd Branis, de son nom d'artiste, est le fils d'un des membres du groupe Abranis paru sur le scène artistique dans les années 70.Un groupe que nous avons, hélas, presque tous raté de plébisciter à temps. Ce n'était ni du raï ni du rap, même si ces deux genres n'en déméritent pas pour autant. C'était tout simplement un souffle vivant avant-coureur non écouté à temps et à tord. Ils étaient en avance de deux décennies sur les besoins nouveaux de l'écoute dominée aujourd'hui par un formidable jeu de l'orchestration et de la thématique qui nous fait défaut dans la chanson kabyle d'aujourd'hui, mis à part quelques rares exceptions. Le jeune Bélaïd Branis apporte du baume au cœur tant sur le plan musicale que sur le plan du texte.